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Raymond
DURAND, maître de conférence, professeur de foresterie urbaine
à l'École Nationale du Génie Rural, des Eaux et des
Forêts.
(ENGREF - Arboretum national des Barres, 45290 Nogent-sur-Vernisson)
Les mauvaises reprises de végétaux après plantation,
les nombreux dysfonctionnements et sensibilités, les dépérissements
de jeunes plants et les mortalités ont, en général,
des causes multiples dont certaines agissent en synergie. Lorsque la mort
des sujets n’intervient pas rapidement, souvent la survie des plants
moribonds n’est qu’une question de temps. Cinq à six
ans suffisent pour les voir disparaître. Placés dans des
conditions difficiles voire hostiles, l’entretien, les arrosages
et les apports de fertilisants ne permettent pas de sauver les végétaux,
quelquefois de mauvaise qualité. L’une des causes majeures
de mortalité est due à la mauvaise qualité des systèmes
racinaires de plants élevés en conteneurs et laissés
trop longtemps dans ces derniers. Par ailleurs, des végétaux
élevés dans des supports très artificiels, riches
en eau et en nutriments peuvent, une fois plantés dans leurs milieux
définitifs, très différents du milieu d’élevage,
connaître des mortalités souvent inexpliquées. De
plus, il faut savoir que les systèmes racinaires des arbres et
des arbustes sont, comme tout être vivant, soumis à des processus
de sénescence affectant, dans le temps, la répartition spatiale
des racines tout en induisant des pathologies souvent graves et irréversibles.
Avant d’explorer les causes de mortalité des végétaux
après la plantation, comprenons d’abord comment évolue,
dans le temps, un système racinaire.

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