Pépinières Botaniques de La Preille
7 rue de la pépinière
86470 Montreuil Bonnin
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21. Texture et structures sols d’accueil/motte trop différentes (+ toile de jute).

22. Système racinaire d’un plant élevé dans un support engorgé (asphyxie du plant).

 

Lorsque les sols d’accueil des végétaux sont qualitativement trop différents de ceux des mottes dans lesquelles ont été élevés les jeunes plants, des difficultés de végétation peuvent être observées au cours des années suivant la plantation. En effet, s’étant développées dans un milieu chimiquement riche et toujours bien frais, les racines ont tendance à demeurer dans le volume de la motte pendant plusieurs années, ce qui revient à les confiner dans un espace réduit (effet conteneur)(21). On aboutit sensiblement au même résultat lorsque le volume de la fosse de plantation est insuffisant par rapport au volume racinaire.
Les sols apportés peuvent être une cause d’échecs lorsque ceux-ci sont pollués (désherbants rémanents, sel, produits toxiques, etc.) ou insuffisamment structurés. Dans ce dernier cas, des mélanges terre/pierres contribueront à structurer les sols, permettant ainsi une meilleure oxygénation de la sphère racinaire.


Les plants, élevés dans des pépinières où la nappe est proche de la surface, développent des systèmes racinaires ayant une morphologie anormale par rapport à des plants élevés dans des conditions moyennes et ce, pour une même espèce (22). Le type racinaire formé se rapprochera de celui qu’on peut observer chez l’aulne glutineux, les peupliers et tout arbre planté à proximité d’un plan d’eau ou sur des sols dans lesquels la nappe reste proche de la surface. Des plants cultivés dans des conditions édaphiques de ce type ne s’adapteront pas à leur nouvel environnement, à moins qu’il soit identique. En conséquence, on veillera à toujours choisir des végétaux issus de pépinière dont les sols sont analogues ou très proches de ceux des milieux de plantation définitive. L’excès et l’insuffisance d’arrosage sont, dans les premières années suivant les plantations, responsables de mortalité de plants.

 

Il est inutile de s’étendre sur ce point. Cependant, il faut noter que certains systèmes d’arrosages ou des installations inadaptées peuvent conduire à des échecs si on ne prend pas garde à comprendre la circulation et l’évacuation des flux d’eau au niveau de la rhizosphère. Ainsi, je citerai le cas d’asphyxie racinaire chez des épicéas, plantés sur un merlon, enfouis trop profondément dans un sol limoneux où un arrosage intégré avait été posé. Les racines des arbres, situées au niveau du tassement du merlon et au contact de l’eau retenue à ce même niveau, se sont altérées pour finalement pourrir, noyées par l’excès d’eau. Là encore, on comprend l’importance que revêt la qualité des travaux lors de la réalisation des plantations.

 

La transplantation d’un végétal est toujours une phase délicate, stressante pour le plant, s’accompagnant d’une période sensible connue sous le nom de « crise de transplantation ». Les jeunes plants, généralement introduits dans des milieux qui leur sont peu favorables, (villes, bords de routes, talus, etc.) fragilisés, ont, du même coup, une sensibilité exacerbée face aux ravageurs ambiants et pathogènes de blessures. La sensibilité des grands plants est particulièrement marquée vis-à-vis des insectes défoliateurs et scolytes divers, présents dans l’environnement boisé de proximité (bois, parc, forêt, square, mail…). Aussi, faudra-t-il être très vigilant au moment de la feuillaison des jeunes plants pour détecter, dès que possible, une éventuelle installation de scolytes ou de défoliateurs. Les cas pathologiques sont plus rares. Ils résultent, bien souvent, de blessures accidentelles (coup de chaleur…) ou volontaires (tailles…) faites sur les troncs ou au niveau du collet des jeunes sujets. Cependant, il faut noter le cas de mortalité de jeunes plants introduits dans des sols infestés par des pourridiés racinaires, l’armillaire couleur de miel, par exemple.




 

 

 

 

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