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21.
Texture et structures sols d’accueil/motte trop différentes
(+ toile de jute).
22.
Système racinaire d’un plant élevé dans un
support engorgé (asphyxie du plant).
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Lorsque les sols d’accueil des végétaux
sont qualitativement trop différents de ceux des mottes dans lesquelles
ont été élevés les jeunes plants, des difficultés
de végétation peuvent être observées au cours
des années suivant la plantation. En effet, s’étant
développées dans un milieu chimiquement riche et toujours
bien frais, les racines ont tendance à demeurer dans le volume
de la motte pendant plusieurs années, ce qui revient à les
confiner dans un espace réduit (effet conteneur)(21). On aboutit
sensiblement au même résultat lorsque le volume de la fosse
de plantation est insuffisant par rapport au volume racinaire.
Les sols apportés peuvent être une cause d’échecs
lorsque ceux-ci sont pollués (désherbants rémanents,
sel, produits toxiques, etc.) ou insuffisamment structurés. Dans
ce dernier cas, des mélanges terre/pierres contribueront à
structurer les sols, permettant ainsi une meilleure oxygénation
de la sphère racinaire.

Les plants, élevés dans des pépinières
où la nappe est proche de la surface, développent des systèmes
racinaires ayant une morphologie anormale par rapport à des plants
élevés dans des conditions moyennes et ce, pour une même
espèce (22). Le type racinaire formé se rapprochera de celui
qu’on peut observer chez l’aulne glutineux, les peupliers
et tout arbre planté à proximité d’un plan
d’eau ou sur des sols dans lesquels la nappe reste proche de la
surface. Des plants cultivés dans des conditions édaphiques
de ce type ne s’adapteront pas à leur nouvel environnement,
à moins qu’il soit identique. En conséquence, on veillera
à toujours choisir des végétaux issus de pépinière
dont les sols sont analogues ou très proches de ceux des milieux
de plantation définitive. L’excès et l’insuffisance
d’arrosage sont, dans les premières années suivant
les plantations, responsables de mortalité de plants.
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Il est inutile de s’étendre sur ce point.
Cependant, il faut noter que certains systèmes d’arrosages
ou des installations inadaptées peuvent conduire à des échecs
si on ne prend pas garde à comprendre la circulation et l’évacuation
des flux d’eau au niveau de la rhizosphère. Ainsi, je citerai
le cas d’asphyxie racinaire chez des épicéas, plantés
sur un merlon, enfouis trop profondément dans un sol limoneux où
un arrosage intégré avait été posé.
Les racines des arbres, situées au niveau du tassement du merlon
et au contact de l’eau retenue à ce même niveau, se
sont altérées pour finalement pourrir, noyées par
l’excès d’eau. Là encore, on comprend l’importance
que revêt la qualité des travaux lors de la réalisation
des plantations.

La transplantation d’un végétal
est toujours une phase délicate, stressante pour le plant, s’accompagnant
d’une période sensible connue sous le nom de « crise
de transplantation ». Les jeunes plants, généralement
introduits dans des milieux qui leur sont peu favorables, (villes, bords
de routes, talus, etc.) fragilisés, ont, du même coup, une
sensibilité exacerbée face aux ravageurs ambiants et pathogènes
de blessures. La sensibilité des grands plants est particulièrement
marquée vis-à-vis des insectes défoliateurs et scolytes
divers, présents dans l’environnement boisé de proximité
(bois, parc, forêt, square, mail…). Aussi, faudra-t-il être
très vigilant au moment de la feuillaison des jeunes plants pour
détecter, dès que possible, une éventuelle installation
de scolytes ou de défoliateurs. Les cas pathologiques sont plus
rares. Ils résultent, bien souvent, de blessures accidentelles
(coup de chaleur…) ou volontaires (tailles…) faites sur les
troncs ou au niveau du collet des jeunes sujets. Cependant, il faut noter
le cas de mortalité de jeunes plants introduits dans des sols infestés
par des pourridiés racinaires, l’armillaire couleur de miel,
par exemple.
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