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10.
Système racinaire coupé avant la livraison.
11.
Système racinaire taillé, moribond.
12. Motte reconstituée: pivot de Quercus
sans chevelu.
13.
Système racinaire de très mauvaise qualité: pas de
chevelu.
14.
Système racinaire de très mauvaise qualité dans un
sol hydromorphe.
15.
"Cuvettes" de rétention d’eau.
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Insuffisance
ou absence de chevelu
Certaines espèces ont la particularité de développer
très rapidement un fort pivot et d’émettre une faible
quantité de racines secondaires, le chevelu étant, dans
ce cas, très réduit voire quasiment inexistant. Les chênes,
noyers, pins, sapins pectinés, etc., appartiennent à cette
catégorie de végétaux qui, jeunes, ne possèdent
pas de système racinaire « foisonnant ».
Aussi, l’élevage des plants devra tenir compte de ces caractères
intrinsèques notamment lors de la reconstitution des « mottes »
(12).
12
Mottes façonnées
avant la vente des plants
Avant la vente, la motte de certains végétaux est « reconstituée ».
Souvent, cette opération est accompagnée d’une réduction
plus ou moins importante du volume racinaire entraînant des sections
de grosses racines (10 et 11). Ces tailles peuvent induire des cas pathologiques
graves ainsi que des malformations souvent constatées au cours
des analyses des causes de mauvaise végétation. (13)
De ce qui est évoqué plus haut, il faut retenir, dans un
premier temps, qu'il est indispensable, lors de la réception des
plants, de contrôler la qualité des systèmes racinaires
et ce, dans le souci d’accorder au végétal à
la fois une bonne reprise et une durée de vie correspondant aux
espérances de l’espèce.
Cependant, il faut souligner que de bonnes qualités racinaires
ne sont pas suffisantes pour assurer la bonne végétation
d’une plantation. De nombreux facteurs concourent à la réussite
ou à l’échec des végétaux issus des
pépinières. Voyons quelques cas pour illustrer ces propos.
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Bien souvent, les causes d’échecs et les
mortalités observées dans les années suivant les
plantations résultent d’incompatibilités entre les
exigences des végétaux et les conditions écologiques
auxquelles ils sont soumis. L’un des premiers facteurs à
prendre en compte est d’ordre climatique. Il est évident
qu’un végétal planté dans une région
où sa rusticité est éprouvée, sera soumis
à une pression qui, finalement, induira une maladie physiologique
chronique et, au pire la mort de l’espèce. Soumis à
des conditions thermiques élevées et à des périodes
de sécheresse relativement longues, certains végétaux
connaîtront les mêmes déboires, les années 1976
et 2003 étant là pour nous le rappeler. L’une
des garanties de réussite est, d’abord, le bon choix tant
pour ce qui est du climat que pour ce qui concerne les paramètres
édaphiques. En effet, une espèce plantée, soit en
motte, soit en racines nues, finira par dépérir si les qualités
des sols de plantation ne correspondent pas à ses exigences. À
titre d’exemple, citons le cas du merisier planté dans les
sols hydromorphes (14). Dans un délai de 3 à 4 ans après
la plantation, on constate des symptômes de dépérissement,
la mort intervenant ensuite. Il serait aisé de multiplier les exemples,
les cas de mortalités résultant de ce type d’erreur
étant relativement fréquents. Il en est de même concernant
certaines espèces exigeantes en eau et plantées dans des
sols trop secs (tulipier de Virginie en milieu urbain, par exemple). Dans
ce cas, il est même constaté que le système racinaire
ne s’échappe pas de la motte et ce, plusieurs années
après la plantation. Bien sûr, il faut citer le cas des sols
peu ou pas structurés subissant un tassement toujours néfaste
aux jeunes systèmes racinaires alors insuffisamment aérés.
Ce cas est très fréquent en milieu urbain et tout particulièrement
dans les parcs connaissant une forte fréquentation. On le rencontre
aussi lorsqu’il se produit une rétention d’eau dans
la « cuvette » de plantation, au cours de la période
hivernale, d’où l’intérêt de planter sur
ados (15).
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