Pépinières Botaniques de La Preille
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1. Germination.

2. Enracinement.

3. Enracinement.

4. Enracinement.

2, 3, 4: Différents stades
de systèmes racinaires
du chêne pédonculé suivant l'âge.

 

 
Les arbres et arbustes, dès leur plus jeune âge, développent des modèles architecturaux conférant à l’ensemble du système racinaire un « type » spécifique à chaque espèce. Au cours de la croissance du végétal, depuis le stade juvénile (1) jusqu’à celui d’adulte, le modèle architectural se met en place pour atteindre un stade final, correspondant à la maturité racinaire. Selon les espèces, la construction architecturale varie à la fois dans le temps et dans l’espace (2 à 4). Une fois que l’arbre a développé son modèle architectural racinaire, vont apparaître des nécroses sur les premiers axes formés puis sur les seconds, etc., en remontant l’ordre d’édification du système racinaire. Bien souvent les nécroses seront exacerbées par des pathologies racinaires induites par les champignons pathogènes. Pour illustrer ces propos, prenons le cas des chênes (Quercus sp.), genre particulièrement riche en espèces à intérêt ornemental. Les altérations racinaires, chez les chênes appartenant au groupe des chênes rouges (Q. rubra, Q. velutina, Q. palustris, Q. shumardii, etc.…) apparaissent très précocement, au-delà de 50 ans, entre 50 et 70 ans. Ces dégradations racinaires, résultant de la sénescence des arbres, sont incontournables. Elles seront souvent aggravées par l’installation d’agents pathogènes au niveau des nécroses ainsi formées. À l’inverse, chez les chênes pédonculés (Q. robur) et sessiles (Q. petraea), les altérations racinaires n’apparaissent qu’au-delà d'un siècle (120-150 ans). Il semble donc important de bien connaître les mécanismes de sénescence de chaque espèce pour mieux comprendre ensuite les dysfonctionnements observés au cours de la vie de chaque arbre. À ce vieillissement racinaire s’ajoutent, bien sûr, toutes les contraintes environnementales et les paramètres écologiques des milieux d’accueil des systèmes racinaires. Ainsi, bien souvent, il est difficile d’identifier une architecture de sénescence sachant que la morphologie racinaire est la résultante d’un modèle architectural sur lequel des pressions se sont exercées (paramètres édaphiques, interventions humaines…), pour en modifier peu ou prou les caractéristiques.
 

On retiendra que les systèmes racinaires des arbres et des arbustes évoluent dans le temps et dans l’espace et que la sénescence incontournable des racines a des conséquences mécaniques et pathologiques au niveau de l’appareil d’ancrage du végétal dans le sol.
À partir de ces données scientifiques on comprendra aisément que toutes opérations modifiant la croissance normale d’un système racinaire auront des conséquences, voire très tardives (80 ans et plus) à la fois sur la survie du végétal, son comportement, sa longévité et surtout sa stabilité.

 

 

 

 

 

 

 

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